Quelques extraits

Quelques extraits de Calliope : l'Âge des Héros

 

Calliope : l'Âge des héros, c'est un roman plein de sentiments mêlant l'amour à la mort...

Extrait 1 : Ce premier extrait est le début du roman et ouvre le roman sur un monde gangréné par la guerre. Calliope va devoir s'engager dans l'armée layenne à la suite de son père pour lutter contre l'avancée des centaures.

Une femme en pleurs chantait sous le soleil écrasant. Les haillons sur ses épaules dansaient dans le vent comme le contour d’une ombre dans le désert. Seul son chant, ininterrompu, brisait le silence de la cité en ruine. La ville de Luña, si prospère auparavant, ne grouillait plus de ces mineurs exploitant les morceaux du satellite écrasé, mais d’hommes et de femmes, pauvres hères sans plus aucun dessein. Hauts dans le ciel, les pendus se balançaient au bout de leur corde, les yeux pleins de larmes et le sourire aux lèvres : un étrange sourire que celui-là ! La femme admirait ces faces délivrées du malheur, puis son regard se portait sur les portes des maisons de briques où un centaure avait peint le nombre de morts que chacune contenait. Alors que l’aigle dans le ciel sifflait une complainte, les larmes à ses yeux s’arrêtèrent de couler : le chant avait cessé. Elle s’était endormie pour toujours devant le corps d’un soldat, dont la figure était brunie par le sang et sur les lèvres duquel on pouvait encore lire :

« Calliope ! ».

* * *

-Il est mort pour rien !

-Ne dis pas cela, Calliope ! protesta ma mère. Ton père a donné sa vie pour le salut de l’empire !

 

... Mais c'est aussi une plongée dans un univers merveilleux, peuplé de créatures fantastiques...

Extrait 2 : Calliope vient de prendre la mer pour rejoindre les siens quand il assiste à un spectacle qui va mettre fin à tous ses projets.

Des sirènes fendaient l'eau au loin. Pareilles à de majestueux dauphins, elles s’élançaient dans les vagues d’écumes. Leurs cheveux dorés éclataient sur les flots comme le fait la résine ambrée sur les troncs des arbres en été. La matriarche commença une magnifique romance. Mon sang coulait dans mes veines au rythme effréné de leurs notes cristallines. Je tressaillais de plaisir : les tritons vinrent se mêler à leur danse aquatique, certains soufflaient dans des cornes obscures qui faisaient par leur seule musique, trembler tout l’océan larmoyant ! Le soleil s’échappa de sa sphère pour embraser les écailles miroitantes des sirènes. La chanson cessa tout à coup, tous plongèrent dans les eaux grises…

 

... mais pas si différent néanmoins du nôtre malgré les quatre millénaires qui nous en séparent !

Extrait 3 : Calliope contaste amèrement que la ville utopique qu'il a fondé sur l'île d'Olympie connait les mêmes maux que les vieilles cités de l'empire layen.

-Je vois mon ciel se déchirer entre les sylphides et les stryges. Au loin, un nuage se profile dans les rayons paisibles de l’utopie. Un nuage qui ne demande qu’à éclater pour répandre son venin sur les plaies des Olympiens. En plantant nos vies dans la terre riche qui coule sous nos pieds, nous n’avons pu empêcher les mauvaises herbes de croître à nos côtés : les inégalités ont germé dans nos rues !

 

L'auteur nous expose sa vision du monde, gangréné par les guerres et les injustices. 

Extrait 4 : L'auteur à travers Calliope qui est engagé de force dans l'armée de son pays, se prononce contre les guerres qui éclatent entre les hommes.

  -Un monde de corruption et de guerre n'admet pas la révolte, ni la paix. Notre vie ne servait qu’à continuer ces guerres sans fin que se menaient les rois de la planète. Nous n’étions que les pions sur l’échiquier aux ordres des fous.

 

Extrait 5 : Les arbres pactisent avec les animaux et les éléments pour anéantir les hommes qui n'ont xessé de les exploités. Dans le chapitre La lutte des arbres, l'armée de Calliope est décimée par une forêt, malgré l'aide de Flammia, le phénix du héros. 

Les arbres s'enflammaient au contact des ailes de feu que le rapace déversait en nuées ardentes, chacune plus destructrice et plus violente. La panique régnait sur le champ de bataille : des troncs enflammés s’affalaient entre les soldats. Nos armes débitaient les arbres calcinés pour les achever. Certains avaient encore un soupçon de vie et se débattaient à la vue de la lame de mauvais augure qui s'abattait sur eux tel le couperet d'une guillotine. Les penseurs de la forêt avaient réussi à concevoir les premières armes forestières. Ils avaient fondu du métal dont ils s’étaient enveloppé les racines. Ces forces de la nature transperçaient les poitrails ou les yeux de nos guerriers. En plus des légions sylvestres, les plantes et les animaux se ruaient par dizaines sur nos corps pétrifiés par la peur et croulant sous le poids du nombre. Certains végétaux érigeaient des tours de bois d’où ils tiraient plus tard des nuages de silex et d’épines. Même les éléments prenaient parti ; un fleuve se leva de son lit, emportant un régiment entier dans ses flots encore engourdis par la nuit.

 

Mais ces extraits ne sont qu'un bref aperçu des aventures incroyables de Calliope ! Vous pouvez vous procurer l'oeuvre de Dimitri Millefiori dans de nombreuses bibliothèques ou librairies. Cliquez ici pour en avoir la liste ! 

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Commentaires (2)

1. Cécilia Brun 12/04/2011

Pile la phrase que j'ai adorée ! D'ailleurs je l'ai consignée dans mon cahier la phrase sur l'échiquier. Très bien trouvée !

2. juju84 23/04/2011

Très beaux extraits ! Ca donne envie de l'acheter !

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